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                           Questions fréquemment posées

 

Q – Quel rapport y a t il entre les machines qui s’auto programment et la biologie ?

 

R - Les être vivants réalisent spontanément des mécanismes complexes qui semblent être des réponses adéquates au monde quand celui ci se comporte de façon déterministe.

Aucun modèle que nous fournit "the computer science" ne semble avoir cette capacité , ne serait ce que parce que ces algorithmes sont finalistes or la recherche d’un but les empêche d’être véritablement adaptables.

Rechercher un modèle qui fabrique des mécanismes véritablement adaptatifs devrait être un axe majeur de recherche en biologie

 

Il se peut que certains lecteurs contestent même que la fabrication par les êtres vivants de mécanismes adaptatifs soit une énigme. Qu’ils m’accordent au moins que le simple fait que le système nerveux et le système immun ait en commun de mettre en œuvre des processus de réécriture quand les conditions externes varient, fait qu’il faille étudier ce type de systèmes dynamiques. 

 

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Q - Pourquoi recherchez vous des systèmes qui convergent presque exclusivement en des points fixes ? Pourquoi cette obsession du point fixe?

 

R – René Thom avait coutume de dire qu’on ne pensait qu’une chose à la fois, faisant l’hypothèse implicite que la pensée était l’expression d’un attracteur de longueur un (point fixe) des réseaux de neurones.

La plupart des systèmes biologiques sont stables. Je ne connais pas de systèmes biologiques présentant des oscillations de deux (ou p > 2) adaptations.

 

On peut aussi reprendre l’exemple de l’antigène qui ne donne qu’un anticorps.

 

 Par contre, l’étude des automates ou des réseaux d’automates montre que la longueur des p-cycles croit avec le nombre d’états de ces automates.

 

J’ai donc toujours tenu pour un principe heuristique essentiel que les machines qui s’auto programment devaient avoir nécessairement une convergence en des cycles de longueur un.

 

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Q - Vous parlez de systèmes (que vous affublez de propriétés d’auto programmation) qui auraient des réponses adéquates, cette adéquation ne serait elle pas un anthropomorphisme ?

 

R – Le mot adéquation et l’idée qui s’y rapporte sont certes des produits de notre esprit ; cependant quand une machine qui s’auto programme est reliée à un automate combinatoire, se stabilise en écrivant un polynôme qui satisfait les valeurs d’entrée sortie de cet automate, il semble qu’il y ait une réalité d’adéquation indépendante de cette idée.

 

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Q – Dans ce modèle de machine qui s’auto programme, il n’y a rien qui se rapporte au couple plaisir/douleur présent chez tous les animaux ou qui se rapporte aux émotions présentes chez les animaux supérieurs (du point de vue phylogénétique).

 

R – Les machines qui s’auto programment suffisent à elles seules à fabriquer des relations et donc des représentations d’objets qui sont (à mon sens) un ensemble de relations.

Je pense (mais ce n’est qu’une hypothèse verbale) que le couple plaisir/douleur (et/ou les émotions) est un traitement parallèle au traitement de codage assuré par les machines qui s’auto programment et ce couple a pour but de réduire le nombre des codages ; un système qui coderait n’importe quoi serait sûrement tout à fait inefficace.

Il y a donc nécessité de restreindre drastiquement la capacité de codage et ce rôle est dévolu au couple plaisir/douleur (et/ou aux émotions).

 

 

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Q – Quelle est la place des machines qui s’auto programment dans la théorie de automates ?

 

R -  Ces machines lisent et écrivent. Nous avons donc affaire, selon ces critères, à des machines de Turing. Cependant, elle en diffèrent par le fait qu’elles ont leur état de départ, que tous leurs programmes internes initiaux sont tirés au sort et qu’elles n’ont pas d’état de stop.

L’état stop est fondamental en théorie des automates (halting problem de Turing).

Dans les machines de Turing, la table des états qui régit le fonctionnement de la machine (c’est le programme) est donnée au début et une fois pour toute, dans les machines qui s’auto programment les données lues et écrites réécrivent le programme.

 

Se reporter à ce sujet à l’excellent livre : J.E. Hopcroft, J.D. Ullman. Introduction to Automata Theory, Languages and Computation. Addison-Wesley Educational Publishers.

 

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Q – Les machines qui s’auto programment ne seraient elle pas des réseaux de neurones déguisés ?

 

R – Le modèle de neurone formel de Mac Culloch et Pitts voit son seuil de déclenchement de son axone modifié par les afférences dendritiques. L’organisation interne de ce modèle est donc modifiée par les données externes tout comme les machines qui s’auto programment.

Cependant si la sortie du neurone ne prend que deux valeurs, les valeurs que prennent les entrées synaptiques sont définies à partir d’un ensemble continu et non discret. Les machines qui s’auto programment ont leur valeurs d’entrées et de sorties prise sur des ensembles discrets.

 

Enfin, tous les réseaux de neurones dont j’ai eu connaissance étaient pilotés :

 

- Il fallait déterminer judicieusement un certain nombre de paramètres pour qu’ils fonctionnent correctement ; il n’y a aucun réglage dans les machines qui s’auto programment.

 

 

- Il y avait une comparaison entre les données efférentes et le but à atteindre.

Il serait très intéressant d’étudier la convergence de réseaux de neurones non pilotés et connectés à des systèmes déterministes.

 

 

 

 

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